31 octobre 2010

Pour le plaisir...

Citations prises dans des lectures diverses...

-Sante Geronimo Caserio (1873-1894):
“Eh bien, si les gouvernements emploient contre nous les fusils, les chaînes, les prisons, est-ce
que nous devons, nous les anarchistes, qui défendons notre vie, rester enfermés chez nous? Non.
Au contraire, nous répondons aux gouvernements avec la dynamite, la bombe, le stylet, le
poignard. En un mot, nous devons faitre notre possible pour détruire la bourgeoisie et les
gouvernements. Vous qui êtes représentants de la société bourgeoise, si vous voulez ma tête,
prenez-la”

-Errico Malatesta (1853-1932) :
« Celui qui peut s’adapter et vivre content parmi des esclaves et profiter du travail des esclaves,
celui-la n’est pas et ne peut pas être anarchiste. Est anarchiste, par définition celui qui ne veut
être ni opprimé ni oppresseur, celui qui veut le maximum de bien-être, le maximum de liberté, le
plus grand développement possible pour tous les êtres humains »

-Marius Jacob :
«La société ne m’accorde que trois moyens d’existence : le travail, la mendicité et le vol. Le
travail, loin de me répugner, me convient. Ce qui me répugne, c’est de suer sang et eau pour
l’aumône d’un salaire, c’est de créer des richesses dont je suis frustré. La mendicité c’est
l’avilissement, la négation de toute dignité. Tout homme a droit au banquet de la vie. Le droit de
vivre ne se mendie pas, il se prend. »

-Envar el kadri :
« Nous avons perdu, nous n’avons pas pu faire la révolution, mais nous avons eu, nous avons et
nous aurons raison d’essayer de la faire et nous gagnerons à chaque fois qu’un jeune lira ses
lignes et saura que tous ne s’achète pas ni se vend et qu’il sentira l’envie de changer le monde »


-Serge Livroset :
« Mais il me paraissait utile qu’on sache que je n’ai pas connu que la misère, que je ne prends pas
le parti du pauvre pour me défendre à travers lui. Je le fais parce que mon coeur et mon esprit m’y
poussent ; parce que je sais fort bien de quel côté se trouve la cause juste, même si la passivité
des miséreux m’irrite parfois ; parce que je suis fais pour demeurer avec les plus faibles, jusqu’à
ce qu’ils se révoltent à leurs tour, à l’exemple de tous ceux qui, pareils à moi, ont préféré lutter
plutôt que de souscrire à leur propre esclavage en participant à l’édification d’une société
fourmilière abêtissante et injuste. »

- Rosa Luxembourg :
« Les erreurs commises par un mouvement véritablement révolutionnaire, sont infiniment plus
fécondes et plus précieuses que l’infaillibilité du meilleur comité central »


- Nikos Maziotis :
« Et quand je dis anarchiste, je veux dire que je suis contre l’Etat et le capital. Que notre but, c’est
la suppression de l’Etat et du régime capitaliste. Que nous voulons une société sans classes, sans
hiérarchie et sans domination. Que l’Etat soit la société, voila le plus gros mensonge de tous les
temps. D’après ce dont je me rappelle, Nietzsche aussi disait que l’Etat raconte des mensonges,
qu’il ment. Nous sommes ceux qui s’opposent à la division de la société en classes, la division
entre ceux qui commandent et ceux qui exécutent les ordres. Cette structure de pouvoir qui
façonne la société nous voulons la détruire, soit avec des moyens pacifiques, soit avec des moyens
violents, même avec les armes, cela ne me pose aucun problème de l’admettre. »

- Denis Langlois :
A propos des réfugiés basques (1985)
« J’ai mangé à leurs tables, j’ai dormi dans leurs maisons, j’ai discuté avec eux et mon coeur c’est
rempli d’espoir.
J’ai découvert une véritable communauté, pas une communauté folklorique que l’on exhibe dans
les vitrines des musées. Une communauté vivante, avec sa langue, sa culture d’hier et surtout de
demain. Un peuple ou la solidarité, l’amitié, la fraternité, ne sont pas seulement des mots. Une
communauté ou les liens se resserrent quand le danger est présent, ou l’on chante et danse
habituellement, pas seulement pour faire la fête, mais aussi pour sentir que l’on existe
profondément »


- Buenaventura Durruti :
« La révolution est une activité continue, avec des hauts et des bas. Elle comporte des facteurs
imprévisibles qui décident réellement de son sort et ces impondérables doivent entrer en ligne de
compte dans un plan stratégique. Lorsque les conditions requises pour la révolution sont latentes,
un acte d’audace suffit pour propager et embraser l’action collective. Comment savoir à l’avance
quand l’homme est arrivé aux limites de sa patience, quel savant est-il capable de fixer l’heure et
le jour propices pour la révolution ? Il n’y a pas de méthode pour cela ; il faut une étude sérieuse
de la situation et, ensuite, une bonne dose de subjectivisme pour l’interpréter. En fait le principe
insurrectionnel est presque toujours une façon aventureuse et audacieuse de sonder les masses. Il
est possible que nous nous trompions ; que nous soyons battu dans cette bataille ; cette défaite
ne sera pas définitive, ce sera un chapitre de plus dans l’histoire du prolétariat. En
révolutionnaires conscients, notre mission consiste à servir de détonateurs, une fois, deux fois,
vingt fois si nécessaire, jusqu’à l’explosion collective, la seule qui peu faire de la révolution une
activité continue, prolongée jusqu’à son seul but véritable : un changement total de mode de vie
des hommes. »


- Nestor makhno :
« L’anarchisme est tout le contraire du sectarisme et du dogme. Il se perfectionne en agissant. Il
n’a pas de doctrine définie. C’est un fait naturel qui se manifeste historiquement dans toutes les
attitudes humaines collectives. C’est la marche même de l’histoire et c’est la force qui la pousse
en avant.»

Brochures:

Skalpel "interviews" (anciennes...) : http://www.bboykonsian.com/Skalpel-Interviews_a1204.html

Skalpel "Utopies concrètes 1" (textes rap...) : http://www.bboykonsian.com/Skalpel-Utopies-concretes_a1200.html

La K-bine "Volume 1" (textes rap...) : http://www.bboykonsian.com/La-K-Bine-Vol-1_a1202.html

Posté par Skalpel à 08:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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